Mesnil-Clinchamps
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Recensement de la population

Les premiers recensements connus ont eu lieu dès l’antiquité, dans le but de connaître la richesse du pays, afin de répartir l’impôt.

Au XIXe siècle, les recensements ont également eu un rôle militaire, afin d’estimer l’effectif mobilisable. Aujourd’hui, ils sont surtout des outils d’aide à la prévision économique. Outre le nombre d’habitants, ils indiquent leur âge, leur profession, leurs conditions de logement, leurs déplacements domicile-travail ou domicile-études et leurs modes de transport.

Le premier recensement général de la population a été organisé en 1801, le suivant en 1816 et de 1831 à 1946 tous les cinq ans sauf 1872-1916-1941 en raison des guerres. Les suivants sont effectués de façon irrégulière en raison du coût financier (1954-1968-1975-1982-1990-1999) .

Depuis 2004, les communes de moins de 10 000 habitants font l’objet d’un recensement tous les cinq ans, à raison d’un cinquième des communes chaque année.

En 1836, Clinchamps comptait 1654 habitants, 1567 en 1851 et 862 habitants en 1936 . En cent ans, la commune a bientôt perdu la moitié de sa population.

Avec le recensement de 1936, nous constatons tout d’abord que quelques villages ont disparu ou sont en voie de disparaître , nous voyons que sur l’ensemble du territoire une centaine de maisons sont tombées en ruines ou attribuées à d’autres usages et que 140 familles ont quitté le pays (reste 299 maisons et 293 ménages).

Le recensement de 1851 nous apprend que 798 personnes dont 320 domestiques et journaliers étaient occupées à la culture et y gagnaient leur vie, non pas la vie large et facile mais une vie d’économie, âpre parfois, qui leur assurait le pain quotidien et une modeste aisance pour leurs vieux jours.
L’industrie du granit était assez prospère et occupait au moins cent cinquante ouvriers granitiers dans la commune et faisait vivre soixante cinq familles.

Le tissage à domicile était une petite industrie qui faisait vivre une vingtaine de toiliers et de tisserands ainsi que 66 fileuses, quelques teinturiers et 26 couturières.

Les professions libérales étaient peu représentées, un curé et son vicaire, un instituteur, une institutrice et son adjointe, un médecin, deux pensionnés de l’état et une vingtaine de personnes vivant de leurs rentes.

Il y avait beaucoup d’enfants. Le recensement de 1851 en signale 345 en bas âge à la charge de leurs parents. A noter aussi qu’autrefois, beaucoup de femmes prenaient en nourrice des enfants venant de l’hospice de Caen, Bayeux ou Vire . Il y en avait alors 45. Ajoutons une vingtaine de personnes n’ayant pas de moyens d’existence connus et 80 vivant de la mendicité publique.

Machinisme et industrialisme s’imposent dès 1840, il a fallu produire davantage et à moindre frais, l’emploi de la machine y a aidé, mais en même temps, elle a supprimé la main d’oeuvre d’ouvriers agricoles, granitiers ou tisserands qui ont dû partir, pour gagner leur vie que la campagne leur refusait. Les lois frappant les successions, les taxes très lourdes, l’aggravation des charges fiscales ont facilité l’exode vers les centres industriels.

Données tirées des Archives Départementales et de la Voix de Nos Clochers

Texte rédigé par M. Dominique CHEVALIER, tiré du bulletin municipal 2008.


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